Eloge de l’Optimisme dans l’Art

Les Tendances de l’Art #1 –

Par Delphine Brochand, fondatrice de Fin’Art Consulting.

   

Moteur indispensable à toute « entreprise » humaine, l’optimisme serait-il en phase de devenir l’Art de vivre du XXIème siècle ? Cette merveilleuse capacité à déclencher des évènements positifs serait un Art. Un Art de ressentir, un Art de communiquer, un Art de décider.

« Rien de grand n’a jamais été accompli sans enthousiasme » disait le poète américain Ralph Waldo Emerson (1803-1882). Ce qui semble indéniable en matière de création artistique. Les artistes ne seraient-ils pas d’éternels optimistes ?

A en croire le philosophe français Henri Bergson (1859-1941), l’artiste est un homme qui voit mieux que les autres car il regarde la réalité nue et sans voile. Un regard libre et sans limite quitte à mettre le feu aux conventions établies. Voire jusqu’à mépriser l’usage pratique et les commodités de la vie. La genèse d’un art engagé en quelque sorte et forcément optimiste …  De fait, un artiste ne peut réaliser un chef d’œuvre sans enthousiasme, étape indispensable pour s’affranchir des codes établis.

L’art permet de débrider son imagination. Et c’est en cela qu’il est source d’enthousiasme.

A ce titre, il serait temps de démystifier l’image de l’artiste « bohême » qui sort avec son chevalet, sa toile et ses pinceaux dans la nature pour donner libre court à son imagination. Une démarche artistique de qualité est nécessairement construite et structurée. De plus, elle est souvent avant-gardiste. Les sculptures de Brancusi (1876-1957) parlent d’elles-mêmes … Les thèmes majeurs (l’oiseau, la colonne sans fin etc …) de ce génie d’origine roumaine ont été mis en place entre 1909 et 1925. Difficile à imaginer au vu de l’exceptionnelle modernité, estampille caractéristique des œuvres de ce virtuose de l’abstraction (voir ci-dessus la photo de la reconstitution de l’atelier de Brancusi par Renzo Piano – © ADAGP).

L’optimisme dans l’art de nos jours pourrait être indissociable du Street Art. La pratique de cet art qui s’est officialisée dans les années 80 s’exprime culturellement dans la rue avec gaieté et enthousiasme. Si cet art peut être perçu comme illégal (lorsqu’il est réalisé dans des lieux publics), sa valeur artistique est incontestable et la demande indéniable.

La force du concept s’est imposée à la réalité.

Ces artistes « graffeurs » ont l’amour du trait et sont, pour la plupart, animés d’un dynamisme à toute épreuve. Tous les supports sont permis : tag, pochoir, collage, affichage etc …  L’utilisation de couleurs vives et éclatantes reflète la jouissance de ces artistes : une liberté totale face à leur    « toile » à l’échelle d’un mur. No limit.

A noter que des chefs d’œuvre du street art, marché en pleine évolution, sont abordables entre 5 000 euros et 10 000 euros.

Des prix optimistes …?

Comment aborder la notion d’optimisme sans évoquer le trait de génie de Voltaire : « J’ai décidé d’être heureux car c’est bon pour la santé » …

Oserions-nous dire que l’art est bon pour la santé ?…

 

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