Christie’s VS Sotheby’s : La Guerre des Giacometti

A. Giacometti, Diego en chemise écossaise, Christie’s, 30 – 50 millions $

A. Giacometti, Grande tête mince (Grande tête de Diego), Sotheby’s, 35 – 50 millions $ 

Demain et après-demain, se tiendront les très prestigieuses « Evening sales » des deux grandes maisons Christie’s et Sotheby’s à New York. A cette occasion, une nouvelle bataille éclatera dans la guerre féroce que se livrent les deux auction houses.

Sotheby’s la première avait fièrement annoncé la mise sur le marché le 6 novembre à New York d’un bronze de l’artiste suisse Alberto Giacometti (1901-1966) représentant son frère Diego. L’œuvre, Grande tête mince (Grande tête de Diego), est particulièrement caractéristique de la production de l’artiste et fait partie d’une série de 6 sculptures créée en 1954 et fondue en 1955. Son estimation, vertigineuse, se situe entre 35 et 50 millions de dollars.

Une semaine plus tard, Christie’s répliquait, révélant la pièce maîtresse de sa vente se tenant la veille dans la même ville. Il s’agit d’une peinture du même artiste et représentant le même modèle, pour une estimation quasi identique (30 à 50 millions de dollars). Cette œuvre de 1954, Diego en chemise écossaise, pourrait pulvériser le record pour un tableau du maître détenu par son concurrent anglo-saxon (Portrait de Caroline, 14.6 millions de dollars, Sotheby’s, vente du 7 mai 2008 à New York).

Ces ventes seront ainsi une nouvelle occasion pour les deux maisons de tenter de se distinguer sur le marché très concurrentiel de l’art moderne. Let the best team win !

Christie’s – 05/11/2013 – Impressionist & Modern Evening Sale. Pour consulter le catalogue de la vente, cliquez-ici.

Sotheby’s – 06/11/2013 – Impressionist & Modern Art Evening Sale. Pour consulter le catalogue de la vente, cliquez-ici.

 

Pour les résultats c’est  ici!

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L’artiste, Alberto Giacometti est particulièrement connu pour ses bronzes représentant des figures aux membres allongés, aux mains et aux pieds disproportionnés et à la facture inachevée. Derrière ces caractéristiques que l’on rencontre par exemple dans ses fameuses versions de l’Homme qui marche, se trouve l’expression d’une quête angoissée de l’homme sur terre. Ses peintures, aux couleurs grises et neutres, répondent à cette même volonté, situant systématiquement les figures dans un espace vide et confus.

En outre, l’artiste est l’un des rares à avoir vu le prix d’une de ses œuvres dépasser la barre des 100 millions de dollars (104,2 millions $ pour l’Homme qui marche I,  Sotheby’s 2010).

Giacometti Homme qui marche

 

Crédits photographiques : Sotheby’s, Christie’s

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