Rendre ses lauriers à César!

L’œuvre de cet artiste majeur du XXème siècle est incontournable. Les compressions et pouces de César Baldiccini, dit César, sont iconiques et connus de tous. Depuis les années 60,  de nombreux galeristes ont promu l’homme et son travail.

Aujourd’hui, César fait l’objet de plus de 180 transactions par an (aux enchères) pour un montant dépassant les 4,5 millions d’euros[1]. Si cette situation est confortable, plusieurs acteurs du marché sont convaincus que le potentiel de l’artiste n’est pas pleinement valorisé. Ce qui s’explique notamment par un marché majoritairement français (77% des transactions pour 81% des montants).

A New York

Les Etats-Unis, où l’artiste est exposé depuis plus de 60 ans commencent peu à peu à redécouvrir et réapprécier l’œuvre de ce dernier. C’est à un projet aussi ambitieux que passionnant que ce sont attelés la Galerie Luxembourg & Dayan et Stéphanie Busuttil-Janssen, dernière compagne de l’artiste, présidente de la Fondation César et héritière du droit moral sur son œuvre[2]. Toutes deux, nourries par une même passion, ont décidé d’organiser une exposition évènement à New York. Cette dernière qui a débutée début novembre connaît déjà un véritable succès auprès des new-yorkais. Elle jouit notamment de la participation du MoMA (Museum of Modern Art de New York) qui a prêté pour l’occasion une œuvre de l’artiste, un torse en fer. La nouvelle génération de collectionneurs semble ainsi de plus en plus réceptive aux créations du maître des formes et de la matière.

César, après avoir mené de son vivant une carrière plutôt discrète aux Etats-Unis, connaît un nouveau souffle outre-Atlantique, qui pourrait bien laisser présager davantage de résultats pour l’artiste sur la place de marché new-yorkaise. D’autres projets concernant l’artiste n’allant également pas tarder à voir le jour à leur tour…

Exposition César, du 1 novembre au 18 janvier 2014, Galerie Luxembourg & Dayan, 64 East 77th Street, New York

César

 

Et pour les parisiens…

En parallèle à l’exposition new-yorkaise, les célèbres vitrines de Lanvin, la plus ancienne maison de couture du Faubourg Saint-Honoré, mettent à l’honneur trois œuvres de l’artiste. Prêtées par la Fondation César, la Main (1968), la Compression Fragonard (1984) et le Hayon Corail (1986) viennent ainsi s’inscrire pour un temps dans l’univers du couturier Alber Elbaz. Ce dernier illustre également l’événement avec de très beaux croquis inspirés des œuvres de César, la mode devenant ainsi à nouveau un écrin pour l’art et inversement…

César Lanvin


[1] Base 2012, source : Artprice.com

[2] César est un des rares artistes contemporains dont les pièces ne font pas l’objet de certificats d’authenticité. En effet, toutes ses œuvres étant numérotées et répertoriées dans les Archives de Denyse Durand-Ruel, Stéphanie Busutill en fonction de la numérotation de la pièce donne ou non son approbation sur la présence de l’œuvres dans ces archives.

Sources : Le Quotidien de l’Art, n°481, 7 novembre 2013 / Artprice.com

Crédits photographiques : César, Albert Elbaz, Lanvin, Galerie Luxembourg & Dayan

Comments
One Response to “Rendre ses lauriers à César!”
  1. Luc dit :

    Très belles photos…pour ceux qui vont aux puces de saint ouen je vous invite à aller voir la boutique Ghislain Antiques qui propose des meubles antiques haut de gamme et des animaux naturalisés ( des papillons magnifiques).

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