« Mémoires Eternelles » Orsa

Zoom sur l’artiste

Artiste complet et fusionnel, Jean-Dominique Orsa est à la fois peintre, sculpteur, photographe, musicien… Sans demi-mesures, ses créations font renaître avec sensibilité le passé dans un présent toujours bien réel.

Né le 28 juin 1950 à Castiglione, en Algérie, il s’installe avec sa famille sur l’Ile de Beauté avant d’entamer sa carrière professionnelle à Paris. Auteur, compositeur, interprète, il collabore rapidement avec le meilleur du métier, comme avec le compositeur Etienne Roda-Gil. « J’ignore si c’est la musique qui m’a jeté dans l’art ou l’art dans la musique ?! C’est le mouvement, je crois qui m’a conduit à la musique, en tout cas pas l’inverse » se plait à dire l’artiste.

Grand voyageur, Orsa parcourt le monde sans cesse à la recherche de nouvelles confrontations et expériences. Certains pays ou régions comme l’Oklahoma ou encore l’Afrique Noire l’influenceront durablement. Développant ses talents de photographe, il rapporte de ses voyages des reportages inédits : des paysages mais aussi des portraits profondément humanistes. De retour à Calvi, Orsa continue de peindre, employant des couleurs pures et brutes, tirées de ses émotions et précédentes expériences.

  « Que ce soit dans ma gestualité picturale ou dans le mouvement sculpté des matières que j’assemble comme des notes de musique, j’essaie de retrouver les formes et les personnages qui ont marqué mon vécu, mon imaginaire. »

Coup de cœur pour la série « Mémoires éternelles »

C’est lors d’une visite de l’Abbaye Cistercienne Notre-Dame d’Aiguebelle, en 2011, que l’artiste tombe amoureux de ce lieu qui le fascine tant par sa beauté, sa pureté, que par son silence. Au moment de son passage, les Frères achevaient la construction d’une chapelle à la mémoire des moines de Tibhirine, deux membres de leur communauté y ayant perdus la vie ([i]). Parti méditer dans l’Eglise, Orsa admire ces moines en train de prier, recueillis dans leurs longues robes blanches magnifiées par l’atmosphère du lieu. Transporté par l’émotion et la pureté du moment, le souvenir de ces moines disparus revient alors en boucle dans l’esprit de l’artiste. Respectant le silence mystique du lieu, il photographie en contre jour ces hommes en prière. 

C’est plus tard, dans son atelier, qu’Orsa réalise que le contre jour a fait disparaître le corps de ces moines laissant seul apparaître leur habit telle une sculpture aux formes énigmatiques. Immergés dans la lumière monastique, ces corps sans tête semblent en effet flotter dans l’espace tels des fantômes.

A travers cette série de photographie, c’est l’assassinat des moines de Tibhirine, fait marquant de la Guerre civile algérienne, auquel l’artiste fait référence. Ces moines semblent reprendre vie par ce dernier hommage, sincère et poignant, qui leur est ainsi rendu.

Dernières expositions de l’artiste 

> Actuellement (Suisse – Crans-Montana)

Exposition solo à l’Hôtel Crans Ambassador (avec Philippe Pasqua en invité)

> Août 2013 (Corse – Calvi)

Galerie Marie Ricco – Exposition Collective « World is Vanity » 

 

 

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Pour chaque tirage de l’artiste de la série « Mémoires éternelles »

Photographies sur dibond. Encadrement : caisse américaine noire.

Format 165 x 110 cm / 110 x 165 cm, édition de 5 exemplaires. Prix de vente : < 4 000 €

Format 60 x 40 cm / 40 x 60 cm, édition de 8 exemplaires. Prix de vente : < 2 000 €

Nous contacter : contact@finart-consulting.com / 01 45 20 46 10

 

 

Sources :

Biographie de l’artiste par Renaud Siegmann

Analyse de la série « Mémoires éternelles » par l’historienne d’art Dina Bakhoum

 ©Jean-Dominique Orsa

—————

[i]Pendant la Guerre civile algérienne, sept moines trappistes du Monastère de Tibhirine avaient été enlevés et séquestrés pendant plusieurs semaines. Leur assassinat avait été annoncé le 21 mai 1996, dans un communiqué attribué au GIA (Groupe Islamique Armé). Les têtes des moines décapités n’ont quand à elles été retrouvées que le 30 mai 1996. Les autorités algériennes tenteront de cacher le fait que les corps ont disparu, ce qui suscitera des doutes sur la thèse officielle des causes de leurs décès…

 

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